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Ces dix jours qui firent Medjugorje, le nouveau centre spirituel d'Europe

par Franck for Medjo

1er texte :

 

Comment tout a commencé…

« Une dame lumineuse sur la colline du Podbrdo qui porte son enfant dans les bras salue les enfants… »

Ces 10 jours qui firent Medjugorje, le nouveau centre spirituel d’Europe.

 

L’été chaud  1981 baigne toute la contrée croate de ce petit hameau de Bijacovici, dans la paroisse de Medjugorje qui se compose outre de Bijakovici, Miletina, Vionica et  Surmanci.

 

Une petite commune rurale vivant de la culture du tabac et des vignes dans un univers rocailleux et montagnard, d’où elle tire d’ailleurs son nom « au milieu des montagnes » (ou des collines) dont l’une est marquée depuis l’an 1933 par une croix de 8 mètres de haut, édifiée avec ferveur par le peuple croate et comportant en son sein un morceau de la vraie croix du Christ. Elle avait été bâtie en « signe de la foi et en la mémoire du 1900ème anniversaire de la mort du Christ ». Elle marque el village, au point que la montagne en a pris le nom.  De Kukavac  elle se nomme désormais  KriZevac  (colline de la croix) de l’autre Crnica (montagne noire, Podbrdo, la petite montagne). En raison des épines, ronces, pierres, peu de gens s’y rendent.  Seuls ceux qui veulent y être tranquilles s’y rendent.

Au centre du village l’église, formant un vrai triangle.

 

Politiquement il faut dire que derrière le rideau de fer, la Yougoslavie composée des peuples Serbes orthdoxes, Croates, Bosniaques et Musulmans (qui en sont une composante tout en étant une religion) est tenue par le maréchal Josip Broz Tito (1892-1980). A la fin de la seconde guerre mondiale.  Il avait pris la tête de la résistance communiste et parvint en 4 ans à triompher de l’ensemble de ses adversaires.  Il avait pris le pouvoir dès 1945 instituant un régime communiste yougoslave, dont il fut le principal dirigeant, il pris le titre de président de la république (président à vie dès 1974). Son pays est dit « non aligné » (sur l’Urss après 1948), politique entre deux chaises mais plus à l’Est dans l’équilibre de la guerre froide entre l’Est et l’Ouest. Le régime devint petit à petit un régime personnel avec l’appui du parti communiste et de la milice d’État. A sa mort il a été déposé dans un mausolée « Kuca Cveca » « maison des fleurs » dans le Sud de Belgrade.

État communiste et laïc, la religion n’y avait aucune place, était mal vue, bridant toute carrière ou volonté de progresser. Les croyants étant considérés comme des ennemis du régime par l’UDBA (Uprava državne bezbednosti). L'UDBA a par la suite été rebaptisée Service de sécurité de l'État (Služba državne sigurnosti ou SDS). Un état sous contrôle policier sous le joug communiste.

 

 

Religieusement, nous l’avons signalé, les croates sont très majoritairement catholiques, les 1200 personnes forment 200 familles qui vivent à Medjugorje. Ils sont profondément catholiques et pratiquants. A tel point que le village avait suscité 40 prêtres et sœurs depuis l’après-guerre. Pour calmer ses ardeurs religieuses et tenter de subtiliser les jeunes du pouvoir des habitudes religieuses, les autorités avaient encouragé la construction d’une discothèque. Le hameau était politiquement « perdu » pour les communistes. La nomination »sanction » du Père Zovko , car les chutes des inscriptions des jeunes au parti communiste dans sa paroisse d’origine (Posusje au nord-ouest de l’Herzégovine), signale bien que Medjugorje est une commune « perdue » dans les montagnes. Le dossier aux services de l’UDBA concernant le Père Zovko devait être épais.

A son arrivée, certains se plaignaient de ses trop longues homélies et de ses silences. Il avait commencé par lancer des méditations avec les femmes du village après la messe dominicale.

 

La paroisse existe depuis 1892 et elle a vu bien des crises.  L’église est véritablement au centre du village depuis la démolition de l’ancienne église risquant de s’effondrer car bâtie sur un sol sablonneux et instable. (rasée le 14 novembre 1978). On construisit donc en 1969, les plans furent dessinés en 1935, en 1940 les fondations sont creusées, les travaux ne reprendront qu’en 1966 sous l’impulsion du père Radovan Petrovic, une église aux deux tours avec 600 places debout et 1000 places assises, une folie par sa taille pour une si petite paroisse (200 familles). Elle fut placée sous le patronage de St Jacques, patron des pèlerins. Depuis toujours elle a été confiée aux franciscains (Fratri) les frères. Grâce à cet ordre franciscain, cette région qui avait subi de multiples attaques de sa foi au cours des siècles, notamment l’occupation des Turcs (1473-1878), les martyrs de Siroki Brijeg (30 moines exécutés et  brûlés le 7 février 1945, par les communistes, leur disant « Dieu est mort, Dieu n’est pas, il n’y a pas de Pape, il n’y a pas d’Église, il n’y a pas besoin de vous, allez-vous travailler dans le monde, un soldat se met en colère, prend un crucifix et le jette au sol, les moines sont alors mis à genoux, recouvert d’essence, ils sont brûlés. Ils meurent dans les prières, notamment les litanies. Le sanctuaire a également subit des dommages, un des soldats présent ce-jour-là s’est converti et a un fils prêtre et une fille religieuse). ).  La paroisse était restée fidèle à sa foi en participant à la messe, au rosaire familial et à la prière personnelle. Même s’il était obligé de se cacher du Parti et de ses sbires. Le village n’était pas communiste malgré la présence de quelques espions et quelques carriéristes.


Dans le langage courant on se saluait par « Loué soit Jésus » auquel était répondu « Loués soient Jésus et Marie ». La coutume avait un peu perdu de l’ampleur avec l’arrivée du « Cia » italien. Un homme du village, Janko, photographe, avait par provocation écrit sur le mur de son jardin en gros caractères « loué soit Jésus » (Djizu pronam) dans une langue d’extrême Orient afin que les communistes ne comprennent pas. (cité dans Marie appelle à Medjugorje, Mirjana Stanislava Vasilj-Zuccarini p.25)

 

Économiquement, en 1981, Medjugorje était un village pauvre, principalement agricole, ovins dans les prés, déplacement dans les carrioles à cheval, quelques automobiles (Yugo,- Zastava de Serbie, usine implantée par Fiat en Serbie, et les Renault 12 de Slovénie implantée à Novo-Mesto, où Renault continue de fabriquer des modèles expédiés vers toute l’Europe) de nombreux hommes sont obligés de travailler en Europe et principalement en Allemagne dans le bâtiment, la construction automobile, ils sont alors dépendants du bon vouloir du visa  gouvernemental pour pouvoir y retourner lorsqu’ils rentrent dans leurs familles pour les grands travaux dans les champs ou les vignes. Le poids des décisions, de la vie rurale reposait donc sur les femmes restées au village. Depuis peu une centrale téléphone fonctionne dans le village, l’eau puisée est maintenant courante, électricité, radio et TV économiquement la situation s’améliore donc en ce début de l’année 1981.

 

Le fait qu’il y ait le téléphone dans le village a une certaine importance, car lorsque la foudre avait frappé le central téléphonique et la maison du peuple, Medjugorje est coupé du reste du canton juste avant le début des apparitions. Ceci empêche les autorités d’agir promptement contre les apparitions.

 

Voilà pour le tableau, les enfants sont en vacances au cours de ce mois de juin 1981, il est courant qu’ils aident aux travaux des champs.

 

Le premier signe, souvent rapporté par les gens du village ont été les signes lumineux, en mai 1981. Au-dessus du Crnica, des lumières rosâtres, vertes. Une lumière mémorable jamais vue. Les gens du lieu, même les plus anciens ne s’expliquent pas ces étranges lumières, signes précurseurs d’autres choses ? On spécule sur des causes militaires, sont-ce des exercices, des manœuvres ? Personne ne se l’explique.

Il a beaucoup plu durant ces semaines, avec des orages et des éclairs. D’ailleurs le central téléphonique n’y résistera pas, à la fin du mois de juin 1981.

 

Le mercredi 24 juin 1981 est le jour de la fête de la naissance de Saint Jean Baptiste, on la nomme la noël de l’été, car c’est le jour le plus long de l’année, le soleil est à son apogée pour décliner jusqu’à noël. Ce jour, s’il n’est pas férié légalement, la Yougoslavie étant athée, est un jour de fête religieuse. Les habitants du hameau ne travaillent donc pas. On sait que le curé du village, Père Jozo Zovko,  nommé il y a seulement huit mois est parti prêcher une retraite près de Zagreb au couvent des franciscaines de Klostar-Uvanic, (il y restera jusqu’au 27 juin, il n’a pas pu être joint par téléphone). Son vicaire est sur place. Le matin, il avait beaucoup plu, mais cet après-midi là,  le sol est déjà sec. L’école se termine, les moutons sont dans les prés. Ivanka, 15 ans née le 21 juin 1966, se promène avec Mirjana, son amie de 16 ans née le 18 mars 1965 à Sarajevo, le long de la colline au lieu où maintenant s’arrêtent les bus des pèlerins qui veulent monter à la colline.  Elles discutent de choses de leur âge, des vacances qui approchent. Ivanka vient de subir une grosse épreuve, la disparition brutale et inattendue de sa maman après une sévère crise d’asthme. Son père travaille en Allemagne, elle habite avec sa sœur plus jeune et leur frère chez leur grand’mère à Bijakovici. Mirjana, est elle aussi chez sa grand’mère en vacances. Son père est technicien en radiologie à Sarajevo ainsi qui y est  mère ouvrière. Les filles suivent les cours religieux et notamment la préparation de la confirmation.

Il  est entre 17 heures et 18 heures, elles marchent et soudain le regard d’Ivanka est attiré par la colline des apparitions, elle voit tout d’abord quelque chose de brillant. Elle s’approche un peu et voit une femme avec dans ses bras un enfant. Elle flotte. Elle lance à Mirjana « Regarde, la Vierge sur la colline ! » Cette dernière a un petit recul lorsqu’elle entend prononcer si légèrement le nom de la Vierge Marie. Mirjana voit aussi, au-dessus de pierres, la Vierge à l’enfant toute blanche au milieu des pierres. Elles ne s’approchent pas plus, mais retournèrent rapidement vers leurs maisons.  Visiblement effrayées, elles croisent dans leur hâte de fuir Milka (13 ans) qui leur demandent de venir avec elle près du troupeau de moutons, qui les interroge. C’est alors que toutes les trois retournent le long de la route au bord de la colline. Elles voient la même chose. Arrive Vicka (17 ans) avec laquelle les deux filles voulaient se promener, rentrant de l’école elle s’était allongée et s’est endormie. (Elle était épuisée par la chaleur car elle a passé le matin même une épreuve de mathématiques de l’examen de passage à l’institut professionnel Textile à Mostar, a fait des heures de bus surchauffé dans une certaine cohue précise-t-elle dans un entretien)  elle cherchait son amie et s’était tout d’abord rendue à la maison de Jakov qui lui a dit, qu’elles étaient partis pour une balade. Elle les interpelle et regarde elle-aussi dans la direction où s’orientent les regards des trois autres filles. Elle est effrayée et s’enfuit en toute hâte,  c’est ainsi qu’elle croise deux Ivan (16 et 21 ans), dont l’un porte un sachet de pommes, Ivan veut lui en offir une, elle ne lui laisse pas le temps, et elle les prie de venir avec elle là-haut où elle vient de voir la Vierge. Les deux acquiescent. Ils voient l’apparition.  Ivan Dragicevic est si retourné par ce qu’il a vu, qu’il laisse tomber les pommes et prend ses jambes à son cou.

 

La description qu’il en font est une belle femme (jeune environ 20 ans) illuminée portant une robe grise (qui n’est pas de notre époque, précisera Mirjana) avec un foulard blanc recouvrant et laissant entrevoir quelques cheveux bruns. Elle couvre et découvre l’enfant qu’elle porte. Elle leur fait des signes, des gestes de la main indiquant de s’approcher. Mais ils restèrent à distance. Leur peur, leur crainte face au sacré réside dans le fait qu’ils ont immédiatement identifié qu’il s’agit de la Vierge Marie. Mirjana dira plus tard qu’elle ne savait pas que la Vierge était apparue ailleurs, elle ne le saura que lorsqu’on lui donna un livre évoquant les apparitions de Lourdes. Ils disent la beauté de son visage, aux yeux bleus, les joues roses, sa couronne comme parsemée d’étoiles, elle est au-dessus du sol et un voile recouvre ses pieds.

 

Ils sont donc six jeunes qui ont vu la Vierge Marie ce jour-là, deux ne la reverront plus Milka et le deuxième Ivan (le plus âgé), seule la Providence en sait la raison. Ils se joindront plus tard à nouveau au groupe mais ne virent jamais plus l’apparition.  Mais Ils attesteront de cette réalité, lors des entretiens enregistrés par le curé de la paroisse,  qui les interroge séparément.  Lorsqu’ils retournent chez eux passablement bouleversés, ils ne tiennent pas leur langue, ils en parlent à leurs parents, amis, les uns croient immédiatement d’autres doutent. « Est-ce que tu as perdu la tête ?  Ou cela te parait normal ? » . « Taisez-vous, respectez les choses de Dieu et allez-vous confessez ! » entendirent-ils. D’autres leurs dire vous auriez du attraper le fantôme ou la soucoupe volante ! Ivan lui est si choqué qu’il s’enferme dans sa chambre ce soir-là, ce n’est que le lendemain qu’il en parle à ses parents. Vicka explique dans un des livres interviews qu’elle s’est couché et a pleuré, pleuré. Toute la nuit, elle a cherché le sommeil, mais lorsqu’elle dormit enfin, elle a rêvé de la figure lumineuse et de l’apparition de la Vierge. (p.10 et 11 « Vicka touched by a Mothers love, Healther Parsons, 2002)

Notons que le premier jour la Vierge n’a pas parlé aux enfants. Le lieu de la première apparition est marqué d’une croix au début de la colline des apparitions. Lieu visible depuis la route au bas de la colline.  Vicka précise que la Vierge est apparue avec l’enfant lors des apparitions de Noël.

 

à suivre (deuxième partie)

Quelques uns des Livres et revues consultés, parmi une documentation riche, les points de repères sur les premiers jours sont :

 

 Marie appelle à Medjugorje par Mirjana Stanislava Vasilj-Zuccarini pour ses détails très précis.

 

Le salut de l’humanité, Draga Vidovic/ Témoin des événements, Mostar, 2011

 

Medjugorje n°138 Gebetaktion Wien et Medjugorje spezial 1/ 2020, Wie alles begann.

Les voyants témoignent,  livret en français, information centar Medjugorje.

 

Livre témoignage de Mirjana Dragicevic-Soldo, voyante de la Vierge Marie par Sabrina Covic, éditions Sakramento , avec DVD

 

Les apparitions de Marie à Medjugorje, de Svetozar Kraljevic, Informations Centar Mir de Medjugorje,  2018

 

Aux sources de Medjugorje, Daria Klanac, avec la retranscription des premiers entretiens enregistrés (dans une version un CD est joint au livre). Éditions Sciences et Culture.

 

Vicka avec Don Michele Barone « A Medjugorje avec Marie », éditions du Parvis. 2016

 

Les messages donnés à Mirjana sont transcrits dans un Hors-série de la revue édités par Gebetaktion.

La plupart des messages sont diffusés dans de petits livrets vendus à Medjugorje à petit prix.

Notre blog a également une liste des messages de 1987 à 2003 à lire en ligne ou à télécharger en deux fichiers pdf de 1987 à 2003 et de 2004 à 2020  : http://medjugorje.over-blog.com/messages-de-la-vierge-de-1987-a-2003.html

ainsi que de 2004 à 2020.

http://medjugorje.over-blog.com/2020/08/tous-les-messages-parus-deuxieme-partie-des-messages-donnes-a-medjugorje-depuis-2004.html

 

(sans vouloir être négligeant ou désinvolte avec les personnes ou lieux cités ni avec les accents et les caractères spécifiques à la langue croate, je ne dispose pas des caractères spéciaux souvent -transformés-  une fois convertis sur le site, excusez donc tous les noms propres, de famille ou de lieux qui se trouvent privés de leurs caractères propres).

 

Ces dix jours qui firent Medjugorje, le nouveau centre spirituel d'Europe
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