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Les apparitions de Marie à l'ïle-Bouchard, apparitions reconnues par l'Eglise

par Franck for Medjo

L’Île-Bouchard : les apparitions eurent lieu du 8 au 14 décembre 1947 en France.   Nous avons consacré dans trois de nos numéros les jubilés des apparitions de Fatima et de la Salette, il est juste d’évoquer aussi celles de l’Île-Bouchard, au cœur du pays Tourangeau, à 300 km de Paris, à 16 km de Chinon, département de l’Indre-et-Loire, en région du centre Val-de-Loire dans une cité de 1798 h. Elles sont peut-être moins connues dans notre propre pays mais qui elles sont d’importance  car elles ont sans doute sauvé la France d’un péril imminent.


Le climat de l’année 1947 doit être rappelé, l’après guerre, les restrictions, les rationnements, la levée en masse des syndicats, les grèves, souvenons-nous de la déclaration le 2 octobre de Maurice Thorez au vélodrome il est temps d’imposer un gouvernement démocratique où la classe ouvrière et son parti exercent enfin un rôle dirigeant. Et déclenchent aussitôt des grèves. Des Aciéries, mines, on assiste à des sabotages des voies de chemins de fer, en résultent des blessés graves, des émeutes, une menace d’une grève générale bousculent un peu plus un gouvernement déjà instable et la probabilité pour la France de verser dans un totalitarisme.  Avec le grand frère soviétique près à soutenir ce coup d’état et d’intervenir si nécessaire. Le 25 novembre, l’archevêque de Paris écrira même que l’ampleur des grèves met en cause la vie même de la nation.  On est loin de la diplomatie ecclésiale habituelle. Le président du conseil Robert Schuman dit même être sans illusion :  Nous nous battrons mais nous serons battus.  Il se fait d’ailleurs insulter à la Chambre par Jacques Duclos avec des termes de salaud, de chien couché, et d’officier boche. (Cité page 55.)
Cette année-là, celle qui fut déclarée par Louis XIII patronne de la France veillait encore une fois sur son histoire face aux nuages nationaux et internationaux, elle choisit parmi ses ouailles d’une école catholique fondée quelques années plus tôt par une sacrée sainte, le « cochon de Jésus  Christ » Jeanne Delanoue. En 1866, elle consacra sa vie aux pauvres et fonda une école et des dispensaires,  on la nommait ainsi car selon les manuscrits, elle se nourrissait des déchets bons à donner aux cochons. « Propres à faire vomir seulement à les sentir. ». Cette école de jeunes filles qui par leur simplicité, devaient prier pour leur pays et inciter les proches à en faire autant. Redevenez comme des enfants.  « Dites aux petits enfants, dit la belle dame, « de prier pour la France ... elle en a grand besoin ».   
Élise Humbert, née en 1947, auteur d’un livre sur Notre dame de Cotignac et Notre-Dame du Puy respectivement en 2015 et 2016,  propose de restituer le cadre, mais aussi les prédécesseurs, nous ne sommes que des héritiers de ce patrimoine religieux que nous devons transmettre.  D’ailleurs les filles interrogeront la Belle Dame, d’où nous vient cet honneur que vous veniez en l’église saint-Gilles ? La belle Dame de répondre c’est parce qu’ici des personnes pieuses et Jeanne Delanoue y est passée. (224 pages 2017, 21 euros, dont un cahier photos de 8 pages couleurs avec 42 photos. Editions de Chiré.)   En outre paraît un CD-ROM réalisé par le dr François Montandon en 1960, jusqu’alors inédit où le chanoine Clovis Ségelle curé de la paroisse de l’Île-Bouchard raconte sa version des apparitions (Editions de Chiré 14,50 euros). Les contemporains  des voyants encore vivants témoignent avec une certaine ferveur de ces événements marquants pour eux et semblent encore proches.

La prière des enfants à l’école débutait ainsi.(Adaptable à chaque heure de la journée)

« À neuf heures comme à toute heure,
Que jésus soit dans mon cœur
Et qu’il y fasse son éternelle demeure. »

Tout commence le 8 décembre, à la sortie des cours de l’école de ce matin, la directrice leur signale qu’aujourd’hui c’est la fête de l'Immaculée conception. Ce serait bien que les petits filles qui passent devant l’église, pour revenir à l’école prennent un instant pour prier la sainte Vierge.   Après leur repas sur le chemin du retour à 12 h 50, à l’appel de Jacqueline (12 ans) qui aime à y prier, elles s’arrêtent pour dire une prière à la sainte vierge pour la France. Le trio de filles issu d'un milieu catholique, dont les parents ne sont pas hostiles à la religion, mais dont le métier les prive de temps, est donc composé de Jacqueline Aubry, fille d’un pâtissier de la rue Gambetta. Les trois sont  gaies, joyeuses, un rien facétieuses, parfois frondeuses, elles nous ramènent, confie l’auteur lors d’une interview à lecture et traditions n.79 11/2017 p 5, à notre propre enfance et à nos compagnes de jeux, Jeannette (7 ans et demi) et sa cousine se nomme Nicole (elle a 10 ans) et elles obéissent à cet appel

 

Au lieu d’aller jouer, elles vont faire mieux qu'une prière elles vont la faire à l’église….


Au lieu de jouer comme à leur habitude, prier une dizaine dans le choeur de l’église.  
Laura, jeannette s’agenouillent devant les premiers prie-dieu, Jacqueline à gauche, Nicole au milieu et jeannette au bord.  Elles égrènent les ave. Au début du quatrième avé, Jacqueline laisse tomber la pochette, les petites plongent pour le ramasser. C’est donc Jacqueline qui ne s’est pas baissée qui voit une grande lumière vive et éblouissante «  elle la voit donc dans le chœur de l’église à la gauche de l’autel.  Entourée de rayons d’or qui lui faisaient comme une grotte ». Elle lui donne l’âge de 16 à 17 ans une taille de 1 m 60. Elle porte une robe blanche avec une ceinture bleue et puis un voile blanc, détaillent-elle.  (Page 78).  Sa chevelure blonde ondulée descend jusqu’aux genoux. A ses pieds cinq roses de couleur rose, « naturelles, comme on en trouve dans les jardins »
Comme en d’autres lieux d’apparitions, bien que cela fut reproché aux enfants, ils fuient, « nous nous sommes sauvées de l’église » Elles quittent l’église en toute hâte..  le « n’ayez pas peur » de Jésus ressuscité est toujours d’actualité dès que l’homme touche au surnaturel. Mais elles se retournent arrivées au fond de la nef, et elle voit la vierge qui les suit du regard en souriant.   Elles cherchent des témoins, qui eux ne voient rien. Puis elles y retournent, y prient un chapelet, leurs yeux convergent au même endroit, l’apparition égrène le chapelet, l’ange, peu loquace montre le chemin à suivre aux enfants, en ne faisant que prier Marie, à ses côtés il ne dit que : ave. Au terme, elle disparaît avec son ange, dans une poussière lumineuse.   L’échange est courtois, la Vierge vouvoie les enfants, elles l’appellent madame. Elles posent ouvertement des questions censées, d’autres fois elles ont des échanges intérieurs sans avoir besoin de parler. Choses qui sont communes à d’autres apparitions.

Réactions des soeurs et du prêtre
Les fillettes sont bien entendu en retard à l’école, se font gronder, une belle dame vue à l’église ne constitue pas une excuse valable à ce retard. Les sœurs ne reçoivent pas leur témoignage de la même manière, « ne dites pas cela » s’offusque l’une d’elle tout en voyant dans leurs yeux quelque chose de changé.  Le prêtre contacté les rabrouent. Il ne veut plus en entendre parler. « tu as vu trouble à travers tes grandes lunettes » dit le Père, peu aimable. Plus tard il les auditionnera séparément.  Il espère que dès le lendemain tout serait oublié.

Deuxième visite à 13 h 50 le lendemain, en présence à nouveau d’un ange. Elle commence par leur sourire, avant de marquer une tristesse. c’est la qu’elle délivre le message : « Dites aux enfants de prier pour la France ... car elle en a grand besoin. »
Madame, est ce que vous êtes notre Maman du ciel ?  Expression maternelle délicate qu’utilisait madame Grandin.

La réponse est précise : « oui, je suis votre Maman du Ciel. »

Elle interroge aussi qui est l’ange qui est en admiration et en contemplation devant Marie, c’est l’ange qui lui répond en tournant la tête, je suis l’ange Gabriel. Ce seront ces seules paroles. Puis il se tourne et reprend sa position d’admiration.  Lors d’un interrogatoire elle mime, se met à côté de la soeur, met un genou à terre, la main gauche sur la poitrine, la main droite légèrement élevée et incline la tête avec un infini respect. (documents authentiques p.165)
J’ai vu ses deux « oeils »
Jeannette pour convaincre sa maman dubitative dira de l’ange avec ses mots j’ai même vu « ses deux oeils ! »
La Vierge les invite alors à leur présenter leur mains sur lesquelles elle dépose un baiser. Ce qui témoigne encore d’un témoignage d’enfant ne connaissant pas le baise-main, Jacqueline présente la main ouverte, la Vierge délicatement la retourne et pose ses lèvres sur la paume de sa main. Les deux autres trop petites seront soulevées par Jacqueline, sans effort, pour que la Vierge puisse y dépose un baiser. Elle les invite à revenir le même soir à cinq heures le lendemain à 1h. Elles pensent d’ailleurs naïvement que la marque d’affection reçue ne s’effacera pas et qu’elle convaincra les sœurs. Elles courent en cachant leur main.  En vain. On va leur faire rédiger ce qui s’est passé, 23 lignes et 16 lignes, les textes  concordent.
Le soir, elle est présente à l’office. Une Sœur qui la réprimandait, au signalement de la présence de la Vierge, est prise de panique et ne réussit plus à réciter son chapelet, la Vierge sourie. Elle ne l’avait jamais vu autant sourire, signale-t-elle. Toute l’affection mariale est ici exprimée. A son départ, la sœur pousse un gros ouf de soulagement, et dit alors à Jacqueline « faisons comme elle, partons »   Sans avoir manqué d’ annoncer son retour pour lendemain 13 h.  Le curé croit avoir  trouvé la solution, fermer l’église. Mais il y renoncera juste avant l’heure dite. Une intuition.

Une énigme indéchiffrable : MA …. CAT
À leur arrivée une boule d’argent qui s’ouvre comme une tenture. la sainte sainte Vierge et l’ange apparaissent devant. Les fillettes ont été rejointes par 3 amies.  Elle les accueille d’un beau sourire. Jacqueline demande si les amies peuvent la rejoindre, Marie acquiesce mais précise qu’elles ne verront pas. Une inscription en lettre d’or figure sur la robe dont seules les syllabes MA et CAT à chaque bout sont lisibles.
Ce fut une énigme pour les filles et les adultes à qui elles les rapportent qui ne la déchiffrèrent que plus tard. Elles sont invitées à embrasser La Croix du chapelet de la Vierge. Elles en ressentent le froid. La Croix finit un chapelet en or, avec des perles, et la Croix est marquée INRI. Elles posent leur lèvres au même endroit observe Mme Trinson un témoin de la scène. Elle leur confie un secret à délivrer dans trois jours  « priez pour la France, qui ces jours-ci est en grand danger ». Elle demande au curé de faire venir à deux heures les enfants et la foule pour prier.  
A l’inquiétude de Jacqueline sur le fait de faire venir la foule, elle interroge, mais quelle foule ? Elle lui dit de ne pas s'en faire sur ce point, mais demande aussi de faire construire une grotte au plus vite à l'endroit endroit précis de l’apparition et qu’elle viendrait la bénir. Invitation est à nouveau donné le lendemain à 2 heures et 5 heures.

Le mercredi 10, le père de Jacqueline, occupé par son fournil et son laboratoire, est laissé un peu à l’écart de tout cela, il l'apprend par les amis qu’il est avec sa famille la risée du village, il s’emporte en rentrant chez lui, veut fermer la pâtisserie pour 8 jours, enfermer les filles et gifle Jacqueline. Puis après avoir pris un peu de repos regrette son geste.
On demande à Jacqueline de réclamer un miracle afin que tout le monde puisse croire. Mais à la demande de la fillette, la Vierge répondra qu’elle n'est pas venue ici pour faire des miracles. L’apparition du jeudi 11 avait duré 13 minutes.

Malgré tout Jacqueline sera guérie, au réveil, d'une myopie sévère et de conjonctivite purulente qui la pénalisent depuis l’enfance, maladie connue de tous, le curé avait même ironisé de son état et de sa myopie. Lorsque le prêtre la voit guérit il dira ému : » mais c'est donc vrai, qu’Elle descend parmi nous »(p.112).Il s'agenouillera en signe d’action de grâce.
L’ambiance a changé, le père prépare des questions pour la prière du soir, la Vierge y répond. 200 personnes sont présentes, et à la réitération de la demande de miracles, elle répondra la même chose, rajoutant : « je donnerai du bonheur dans les familles ».
La police va même s’en mêler, ce qui rejoint les apparitions de Lourdes, Fatima ou Medjugorje, pour dissuader les filles de se rendre à l’église le lendemain. Mais ici pour le moment ce ne sont que deux gendarmes, ce ne sont pas la milice ou l’internement et l’asile qu’on leur fera visiter comme sous le régime yougoslave. Les deux gendarmes se présentent chez les Aubry, ils donnent l’injonction de ne plus s’y rendre, Jacqueline répondra poliment mais fermement : « Monsieur, si vous voyez ce que je vois, vous y retourneriez ». L’un des deux de de dire « Il peut y avoir quelque chose de vrai ». D’autres tracasseries suivront et obligeront Nicole et sa famille à déménager. Elle est d’ailleurs la seule survivante à ce jour et n’a plus jamais accepté de témoigner en public, même si elle s’est rendue aux invitations de la commission d’enquête diocésaine des apparitions.  Pour Jacqueline, l’abbé Laurentin évoque de nombreuses persécutions, menaces, pour empêcher Jacqueline de témoigner et même de vivre normalement. « de sévices qui ont détruit sa santé ».

(Philippe Antonioz, préface de l’abbé Laurentin,  Marie apparait à l’île-Bouchard, éditions François-Xavier de Guibert, 1999)

Le rapport de l’abbé Souillet a constitué une des pièces maîtresses pour la reconnaissance des  apparitions. Son rapport a été publié chez Téqui éditeur.
« Monsieur l'abbé Henri Souillet, curé de Milly, à soixante kilomètres de L'Île-Bouchard, était aussi un botaniste de réputation internationale, et s'appliquait depuis la guerre à l'étude des faits mystiques. Cela le désigna tout naturellement à l'étude des apparitions de Notre-Dame à quatre enfants, du 8 au 14 décembre 1947, en la commune de L'Île-Bouchard. Écrits entre décembre 1947 à 1951, ce rapport et ces lettres constituent le texte de référence sur ces événements. « Ce rapport fut lu et apprécié par de nombreuses personnalités ecclésiastiques : le cardinal Suhard, archevêque de Paris, Mgr Chollet, archevêque de Cambrai, Mgr Roncalli, nonce apostolique et futur pape Jean XXIII. Le livre de l'abbé Souillet est un travail extrêmement précis et minutieux, fait par un esprit scientifique, utilisant une méthode critique très poussée. Il a aussi le mérite d'avoir été réalisé très rapidement après les apparitions. Sur le plan des faits, il est très difficile à prendre en faute. Il reste un travail fondamental. » Bernard Peyrous

 

Le vendredi  12 décembre 13 h : 12 350 personnes se pressent à l’église, l’apparition est vêtue d’une tenue toute spéciale, de longs croissants de  27 cm, une lumière extraordinaire (diront les témoins) 5 croissants de chaque côté, marron rouge, deuxième rose, le troisième vert, le dernier rouge.  Pas de violet. Elles sont éblouies par leur vision, mais elles ne trouvent pas les mots, si ce n’est « tu vois l’arc-en-ciel ? » « comme c’est joli » « c’est brillant ! ». Et les filles arrivent enfin à déchiffrer le texte sur la robe, l’énigme est déchiffrée, elles peuvent lire MAGNIFICAT. A la demande de Jacqueline de guérir une jeune fille atteinte de polio, la Vierge ré-explique qu’elle n’est « pas ici pour faire des miracles mais pour que vous priiez pour la France ». Les filles chantent et rechante à la demande de l’apparition le « Je vous salue Marie ». A cette requête, Jacqueline s’étonne et demande « Comment ? » La Vierge précise : « voulez-vous rechanter le Je vous salue Marie ». A la suite de cela elle les invite à déposer un baiser sur sa main. Ce même jour parait le premier article dans le journal Centre éclair.
Le message dépasse donc le bouche à oreille, dès le lendemain, l’église est remplie. Robert Schuman va faire déposer un ex-voto que le livre d’Elise Humbert reproduit, où l'on peut lire « Vive le Christ qui a aimé les Francs. Magnificat. Merci ô Marie conçue sans péchés notre mère, notre reine, rempart et salut de la France. Paris 8Xbre (8 décembre) 1947. Heureux ceux qui n'ont pas vu et qui ont cru. Jean XX, 29.
« En fait la France ignore qu'elle a été sauvée par les prières de ces quatre gosses 
».dira un policier du ministère de l’intérieur reçu chez le père Ségelle.  (p124)

 

Le samedi 13, Jacqueline remet un bouquet et demande un nouveau miracle, il lui sera répondu « plus tard ».« je reviendrai demain pour la dernière fois » On notera la similitude avec Fatima, le miracle du soleil -sous une autre forme, ici le soleil ne danse pas - mais il survient aussi lors de la dernière apparition.

Le dimanche 14 décembre , la foule se presse, des cars ont emportés des visiteurs, des pèlerins, de l’Indre et Loire mais aussi des départements limitrophes, ils grimpent sur les stales, les prie-dieu, les autels, l’esplanade est noire de monde, mais on prie aussi.
Jacqueline s’avance avec les autres fillettes portant des bouquets (arums, oeillets roses, violettes, roses précise Elise Humbert, livre cité en bas d'article) la Vierge consent à les embrasser, mais dit qu’elle ne peut les emporter avec elle.  Jacqueline demande la bénédiction de l’archevêque pour ses 25 ans d’épiscopat, pour les écoles libres, les paroisses, la mission de carême, les prêtres du doyenné et les vocations de la Touraine. La Vierge sourit et incline la tête.  A la question posée par le prêtre « que faut-il faire pour consoler Notre-Seigneur ? » -"Il faut prier et faire des sacrifices ». Le miracle est promis, « avant de partir , j’enverrai un vif rayon de soleil ». La belle Dame s’inquiète pour la construction de la grotte. Cette inquiétude peut paraitre étrange, mais Humbert apporte un éclairage original celui que les maisons de Nazareth, où a eu lieu l’Annonciation, a été construite dans une roche au moins sur 1 de ses côtés. La basilique construite à Nazareth, la plus grande du proche Orient, est d’ailleurs bâtie et abrite une grotte. (La grotte de Lourdes n’est donc pas si étrangère)
On lui confirme sa construction. Elle avait même admis et anticipé la première construction avec du papier.
Elle demande que l’on chante le Magnificat. Jacqueline transmet, le prêtre pense ne pas avoir compris, il interroge «  - tous ? »
Et à sa confirmation, il pousse la foule à le faire. Le Magnificat chant à 4 temps. (voir encadré page 13)
Aux premiers mots, Jacqueline et les autres fillettes décrivent le visage de la Vierge qui change, elle tourne son regard vers le ciel et son visage s’illumine d’un sourire merveilleux. Elle semble rayonner le bonheur, avec tous ceux qui chantent et prient. Le chant est en latin, les plus jeunes ne connaissent pas le texte latin en entier.  La Vierge demande si l'on prie pour les pêcheurs ? Une dizaine est récitée aussitôt.
Pour la récitation de la dizaine de chapelet, la Vierge demande qu’elle se fasse« les bras en croix » repliés sur la poitrine.  Au départ de la Vierge surgit un rayon de soleil, qui illumine toute l’église sombre de son rayon chaud, même brûlant, qui dure 4 minutes réchauffe l’église, certains se protègent les yeux, d’autres encore dans l’assistance s’épongent le front tant il fait chaud. Dans la campagne alentour on vit aussi le soleil changer de direction et obliquer vers la droite ou encore descendant du nord vers le Sud. La Vierge les quitte avec l’ange dans un dernier regard emplit de bonté. « Une boule d’argent éclairée par des rayons d’un éclat exceptionnel ». La boule s’évanouit.


Que sont devenues les voyantes ?
Jacqueline ses soeurs et sa cousine ?
Les filles subissent un interrogatoire serré de 72 questions en 1948
Elles eurent à subir les assauts des psychiatres, psys, francs-maçons, journalistes, mais aussi religieux et curieux de tout poil.  Nicole 7 ans à l’époque, subit des pressions et s’en souvenait encore. Elle débuta des études d’infirmière, mais devint ambulancière et travailla dans l’informatique. Elle pris sa retraite en 1998 et revint s’établir à l’Île-Bouchard en y élevant quelques moutons.
Jeannette, ne se maria pas, elle n’avait pas oublié sa vision de l’ange. Dès que les proches évoquaient, elle répondit avec le sourire « Oui, le Beau ange ! ». Elle mourut en 2011.
Laura fut très malade durant sa vie, se maria et eut deux enfants, elle mourut le 24 décembre 1999 à Bordeaux.
Jacqueline : Apprentie couturière, son père meurt en 1951, la pâtisserie familiale est mise en location, elle devient vendeuse à Tours, devient institutrice, bonne pédagogue, son inspecteur rédigera même un livre sur les apparitions.  En 1987, elle fera même le catéchisme à l’Île-Bouchard. Elle prend sa retraite en 1992. En 1993 elle entre dans la communauté de l’Emmanuel, comme toujours discrètement, avec modestie et dans l’obéissance à l’Eglise.
En 1997, elle accepte de témoigner en public là où il est demandé. A chaque moment de sa vie, elle a suscité de nombreuses vocations. Chaque détail de ces événements semble imprimé dans sa mémoire. « je vis avec cette vision » il lui semble  que mon âme a toujours douze ans. On retrouve le message du Christ, « être comme des enfants » pour entrer dans le royaume. Elle est décédée le 19 mars 2016 avant le jubilé du 25 mars au 8 décembre 2017, le 70ème anniversaire des apparitions.

Qu’est devenu le lieu ?
Le lieu a suscité, pèlerinage, conversions, grâces familiales, vocations, guérisons et rassemble des milliers de personnes chaque 8 décembre.Après les auditions, elle entraîna une bienveillance des autorités de l’église, encouragée par le miracle de Jacqueline, celui du soleil, et les nombreuses conversions. On autorisa très vite une grotte en papier à côté de la crèche, qui aura l’autorisation de perdurer, d’y ajouter une statue de l’ange (mai 1948), une grotte plus aboutie dès l’année d’après et en 1966 on y place un groupe sculptural, groupe sculptural œuvre de Mme Lecomte en souvenir de cet échange.  En 1988 une nouvelle grotte remplace la précédente.

Ces apparitions furent reconnues le 8 décembre 2001, par l’Archevêque de Tours de l’époque Mgr André Vingt-Trois.
On peut voir que la Vierge et l’archange Gabriel, ont mené une opération express pour sauver le terre de France de désordre et peut-être d’une dictature communiste, elle le fait avec ses outils, une semaine d’apparition, son chapelet et ses bien-aimés, ce qui peuvent tout aux yeux de Dieu, les enfants, des filles qui prient déjà, mais le feront encore plus intensément, pour le salut d’un peuple. Aux yeux des hommes, souvenons-nous de la citation de Schuman, tout était perdu, mais il n’en fut rien. Elle triomphe toujours, ce sentiment ne devrait jamais nous échapper lorsque nous désespérons de la situation actuelle.


Pour en savoir plus :
A partir des livres que nous avons cité, nous avons constitué cette synthèse de l’histoire, il faut lire les ouvrages cités,
    * Elise Humbert : « l’Île-Bouchard » aux éditions de Chiré ;  
    * « Dictionnaire des apparitions de la vierge Marie »Mgr René  Laurentin, Patrick Sbalchiero, Fayard aux pages           529-535 ;
    * Les apparitions de l’Île-Bouchard, Téqui (voir illustration, 2017)    ;                       

 * Les événements de l’Île-Bouchard par Bernard Peyrous éditions de l’Emmanuel ;                     * En bd, enquête de Jonathan Macauda ;  
    * Pour méditer, un CD, Chapelet médité à L’Île-Bouchard, Notre-Dame de la Prière, Marie apprends nous à prier,  aux éditions de l’Emmanuel, reprend les messages de la Vierge donnés à L’Île-Bouchard. (Il est également téléchargeable au format MP3).

 

 

c/ pour cet article ce blog et la petite lanterne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

les voyantes de l'Île-Bouchard, les livres sur le sujet, dont le plus récent celui d'Elise Humbert.
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Les apparitions de Marie à l'ïle-Bouchard, apparitions reconnues par l'Eglise
carte postale ancienne sur l'Île-Bouchard, collection particulière.

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