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12 Aug

15 août, fête de l'Assomption, que fête-t-on ?

Publié par Franck for Medjo

La fête de l’Assomption, dernier dogme adopté par l’Eglise souligne les qualités mariales. Savons-nous plus que « couronnée au Ciel » et « Mère de l’Eglise »

et de « Dieu ».

Question théologique, on dit que la Vierge Marie est montée aux Cieux avec son corps et son âme, le jour de l’Assomption. Ceci est défini par le pape Pie XII de façon dogmatique en 1950. Elle est aux cieux, mais est-elle morte ou non ?

D’abord le vocabulaire : Le mot dormition vient du grec kimisis désigne la mort des saints et des pieux fidèles, quand ce n'est pas une mort violente. Le mot cimetière exprime d'ailleurs la même idée de sommeil provisoire. Et en latin dormitio, « sommeil », exprime la croyance selon laquelle la Vierge est morte sans souffrir, dans un état de paix spirituelle

En Orient est apporté une réponse par les icônes ou le terme de la fête de l’Assomption qui devient « dormition de la Vierge » qui se distingue manifestement de la mort. (fêtée le 15 août ou le 28, selon l’ancien calendrier utilisé par les églises de rite slavon, précise le site Marie de Nazareth). Elle n’est pas partie comme tout le monde, endormie ? Inconsciente ? Les orthodoxes critiquent l’usage du mot « Assomption » car il pourrait laisser croire que la Vierge a été enlevée au ciel de son vivant. C’est bien là le cœur du problème.

Il aura fallu dix-neuf siècles pour les catholiques de le proclamer même si la croyance fut longtemps célébrée.

En Occident, les théologiens affirment que nul ne peut échapper à la mort, puisque le Fils de Dieu, est lui même, vrai homme, vrai Dieu mort sur la croix.

De ce principe, les théologiens déduisent que la Vierge Marie a elle aussi été obligée de s’y soumettre. D’autres théologiens lui imputaient aussi le péché originel… et donc la nécessité de mourir, comme Adam et Eve ses ancêtres au jardin d’Eden.

Le Nouveau Testament relate, les artistes reproduisent abondamment dans l’art chrétien ces scènes, à savoir les martyrs de la Vierge, les «mystères douloureux » du rosaire les citent, annoncé dès le vieillard Syméon le jour de la présentation au Temple « ton cœur sera transpercé d’une épée », la perte de Jésus (à 12 ans à Jérusalem) et finalement le martyr au pied du Crucifix sur le Calvaire. Transpercée dans son cœur, elle subit le martyr annoncé et la douleur infinie de perdre son enfant. Celle, qui était déjà de son vivant la reine des martyrs. N’aurait-elle alors aucun besoin de connaître le passage de la mort ?

Dans l’encyclique Ineffabilis Deus, rédigée par Pie XII, dès 1950, le pape tente de définir le dogme de l’Assomption de la Vierge Marie. Un premier document qui se trouve dans les archives vaticanes, précise la mort de la Vierge Marie. L’histoire raconte que « à Rome, au lieu dit « Saint Paul trois fontaines » une apparition de la Vierge Marie à un petit garçon de 8 ans, au cours de laquelle, la Vierge Marie prévint simplement le petit garçon d’aller trouver le pape et de lui demander de ne surtout pas parler de Sa mort. Ce petit garçon eut une entrevue avec le Pape Pie XII au terme de laquelle il supprima de son encyclique toute référence à la mort de la sainte Vierge pour le remplacer par ce texte bien connu de son encyclique définitive : « au terme du cours de sa vie terrestre… » (blog de l’abbé Laguerie)

La tradition raconte :

L’Assomption est fondée sur des écrits apocryphes, comme celui du Pseudo-Jean, Sur la mort de Marie (IVe ou Ve siècle). Selon la tradition la plus répandue, le lieu de l'Assomption a été Éphèse, dans la maison de l'apôtre Jean, à qui le Christ, sur la croix, confia Marie. Une autre tradition, beaucoup moins sûre, parle de Jérusalem. La Vierge aurait alors été âgée de cinquante-neuf ans (soit onze ans après la crucifixion de Jésus) et aurait été enterrée dans le jardin de Gethsémani, à Jérusalem. (Une tombe attribuée à la Vierge Marie existe d’ailleurs en actuelle Turquie). Selon un récit qui signale qu’un ange lui annonce sa fin prochaine et la venue des apôtres.

Récit selon la tradition orthodoxe : Selon le Synaxaire du 15 août, qui reprend, pour l’essentiel de son texte, le Pseudo-Jean le Théologien et le Pseudo-Méliton (5e-7e siècle), la mort de Marie eut lieu à Jérusalem : La Mère de Dieu apprend d’un ange envoyé par le Seigneur que son trépas est proche et qu’elle va partir pour la vie éternelle. La Toute-Sainte reçoit alors la visite des douze apôtres et de Paul (c’est pourquoi les apôtres sont toujours présents sur les icônes de la dormition) ils sont amenés des extrémités de la terre sur les nuées, tous représentant l’Eglise du ciel et de la terre, pour l’assister dans ses derniers moments.

Elle meurt paisiblement, puis ils voient apparaître le Seigneur Jésus, accompagné d’une multitude d’anges, qui reçoit dans ses mains l’âme de sa Mère.

Les apôtres portent alors le corps de Marie sur une litière jusqu’à Gethsémani et la déposent dans le tombeau. Après trois jours (et pour Thomas toujours en retard), le tombeau est rouvert et trouvé vide, témoignage du transfert au ciel du corps de la Mère de Dieu et de sa réunion à son âme auprès de son Fils (résumé du Synaxaire, site marie de Nazareth)

Dans le calendrier liturgique :

La fête de la Dormition est la plus importante des fêtes de la Vierge Marie, et c'est elle qui clôt l'année liturgique orthodoxe. Comme chez les catholiques, elle a lieu le 15 août : on attribue la fixation de cette date à l'empereur byzantin Maurice (vers 600) au VIe siècle.

Conclusion :

La Vierge désormais, de foi, est montée au Ciel, sans doute avec des modalités distinctes de son divin Fils, mais avec la prévenance du Fils à l’égard de sa Mère (qui l’avait précédé) et en remerciement de l’accomplissement du rachat de l’humanité par la naissance de Jésus. Le Oui de Marie rachetant le Non d’Eve et d’Adam.

Le tout demeure mystère de la Foi et ouvre le champ à bien des méditations.

Petit rappel :

L'Assomption est fêtée le 15 août. Elle avait été instituée fête patronale nationale en France par le roi Louis XIII et l'est restée jusqu'à la Révolution française. Le vœu fait devant la Vierge des douleurs (une vierge d’argent, détruite à la Révolution, recrée à la Restauration). Le roi avait besoin d’un fils pour lui succéder et de la Paix extérieure. Il rend grâce avant même d’être exaucé, un véritable acte d’espérance[1], et s’offre, ainsi que son pays à Elle. Il s’engage à ce que des processions se fassent partout en France.

Napoléon Ier fera du 15 août la Saint Napoléon. Il permettra ainsi à ce que la tradition de cette fête ne se perde pas pendant la période révolutionnaire. Elle redeviendra la fête de l'Assomption à la Restauration. La République en fera un jour férié. Cet événement est toujours la fête nationale des Acadiens. L’Assomption n’est fériée que dans les pays (ou les lands lorsque cela relève de leur compétence) catholiques. Il est l’occasion de grandes fêtes en Italie notamment. Les cérémonies n’ont jamais perdu de leur ampleur dans toute la France avec deux points d’orgue, le 15 août de Lourdes et en 1984 : l’archevêque de Paris reprend la procession mariale devant la cathédrale Notre-Dame.

O Théotokos, Mère de Dieu, icône russe anonyme du XVème siècle repris sur un enregistrement des chœurs orthodoxes de Tampere (Finlande).

[1] On peut se reporter au livre le vœu de Louis XIII par René Laurentin pour en savoir plus.

Assomption, sur la colline des appartions de Medjugorje.

Assomption, sur la colline des appartions de Medjugorje.

dormition tombe (?) de Marie

dormition tombe (?) de Marie

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faire connaître Medjugorje, les apparitions, les messages que la "Gospa"-la Vierge Marie- laisse aux voyants (visionnaires) de ce village de l'ex-Yougoslavie, village croate dans l'actuelle Bosnie-Herzégovine (BiH) depuis le 24 juin 1981 (veille de la fête de St Jean le Baptiste). " Il n’y a qu’un seul danger avec Medjugorje, c’est de passer à côté". Cardinal Hans Urs von Balthazar